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Ma soutenance d’habilitation à diriger des recherches (HDR) se tiendra le 13 novembre 2026 à 9h30 à Sciences Po (28 rue des Saints-Pères, 75007 Paris) en salle G009. Cette habilitation sera délivrée par l’Université Paris-Saclay.

 

Le dossier est composé de 3 volumes :

  • Un mémoire de synthèse retraçant le parcours scientifique intitulé : « Le goût de la crise. Itinéraire d’un sociologue de la dette »
  • Un manuscrit inédit intitulé « Financiers sous escorte. Protection des créanciers et crises de la dette souveraine (XIXᵉ–XXIᵉ siècles) »
  • Une sélection de 15 publications

 

Jury de soutenance

– Mme Valérie Boussard, Professeure des universités en sociologie, IDHES, Université Paris Nanterre (examinatrice)

– M. Frédéric Lebaron, Professeur des universités en sociologie, IDHES, ENS Paris-Saclay (garant)

– Mme Marieke Louis, Maîtresse de conférences HDR en science politique, CERAPS, Sciences Po Lille (rapporteure)

– M. Jérôme Sgard, Professeur FNSP en économie politique, CERI, Sciences Po Paris (rapporteur)

– M. Ricardo Soares de Oliveira, Professor of Political Science, CERI, Sciences Po Paris (examinateur)

– M. Antoine Vauchez, Directeur de recherche en science politique, CESSP, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (rapporteur)

 

Résumé du mémoire inédit 

La dette souveraine est, de longue date, un terrain privilégié d’intervention publique en faveur des financiers. Ce manuscrit analyse deux siècles de crises de dette à partir des protections accordées aux créanciers lorsqu’un État menace de ne plus rembourser. Il retrace le passage, dans les années 1980, d’une assistance politiquement contingente à une garantie plus systématique qui a désinhibé le crédit en faisant de l’investissement souverain une activité apparemment sans risque. Il pose l’hypothèse d’une érosion contemporaine de cet ordre protectionnel, miné par ses coûts et contradictions. Cette érosion est saisie à travers trois processus : la repolitisation des protections dans les parlements nationaux et les arènes internationales ; la concurrence des banques chinoises, qui perturbe les règles de négociation et affaiblit les coordinations établies ; la désillusion à l’égard de la protection juridique, les contentieux protégeant peu les créanciers tandis que des contre-cultures juridiques justifient des défauts au nom du droit. Ces transformations multiplient les foyers d’indiscipline, ouvrent aux débiteurs des marges de négociation et invitent à interroger les effets potentiellement bénéfiques des rééquilibrages en cours. L’enquête mobilise séries statistiques, archives et entretiens auprès d’acteurs impliqués dans la négociation et la contestation des protections financières (FMI, Club de Paris, AFD, banques de conseil souverain).

 

Inscription obligatoire au lien suivant : https://forms.gle/eR5wmFWeGAJW7EW9A